Les marchés auront-ils le dernier mot?

L euro rattrapé par les fondamentaux

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Colloque Relations Amérique du Nord Maghreb à Alger

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Sortie de crise en Europe et coopération avec un Maghreb intégré

Communiqué du 5 février 2012

Bonjour,

Mes interventions régulières et nombreuses dans les médias internationaux et maghrébins, notamment sur France 24, Aljazeera, Qatar Tv, Koweit Tv, Saudi economie Tv, Dubai Tv…ont fait avancer ma proposition d’une communauté économique maghrébine (voir mon site :www.camille-sari.fr).

C’est cette dénomination qui a été retenue par les ministres des affaires étrangères de l’UMA qui se sont réunis à Rabat le 15 et 16 février 2012.

En m’appuyant sur mon expérience de conseiller en commerce international auprès de PME de l’est parisien, pendant 25 ans, je développe l’idée selon laquelle il est possible de mobiliser des financements des pays arabes à forts excédents de devises vers les autres  pays arabes sur des projets industriels avec de la technologie et savoir-faire européens.

L’Allemagne a su tirer profit de ses implantations dans les pays de l’Est européen afin de renforcer son potentiel industriel, ce qui a renforcé sa puissance économique et sa position dominante à l’exportation.

Pour plus d’informations, voici deux articles récents : 

1)       Une monnaie commune pour développer les échanges intra-maghrébins

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La crise financière internationale: impact sur le Maghreb et perspectives

L’intensification de la coopération économique entre l’Algérie et le Maroc depuis 2011 et la visite du ministre marocaine à Alger le 23 et 24 janvier 2012 est de bonne augure. Mais des lobbys aussi bien marocains qu’algériens ont tout intérêt à ce que les frontières restent fermées et que la tension demeure. C’est leur fonds de commerce et ils en tirent des avantages matériels et financiers conséquents. La stabilité et le développement économique est cependant d’une acuité sans précédent. La jeunesse et les peuples de la région ont des exigences qu’ils exprimeront inlassablement encouragés par les révoltes dans les pays arabophones. La mobilisation de la société civile pour un Maghreb intégré économiquement doit s’amplifier.
Voici un document sur mon analyse des conséquences la crise financière mondiale sur les pays du Maghreb et ses perspectives.

Pour plus d’infos lire l’article en entier:

http://www.journaldunet.com/expert/

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Articles traduites en arabe et en français sur la crise en Europe

Texte en français                                   Texte en arabe

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Constitution et institutions marocaines en 2011

Article en arabe        Article en français

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Une nouvelle République Libyenne

Article

Amitiés,

Camille SARI

http://www.camille-sari.fr

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La chute de Khadafi: une nouvelle ère pour le Maghreb

Ce fut un grand plaisir de rencontrer il y a quelques jours des Responsables du Conseil National de Transition (CNT). Nous avions évoqué  l’Unité Maghrébine. J’ai été agréablement surpris de voir à quel point leur sens des responsabilités est énormes. Les Révolutionnaires  militent pour des relations constructives avec leurs voisins et veulent tourner la page de certaines prises de position officielles. Je ne vais pas jeter de l’huile sur le feu, mais je constate que seule la Tunisie a reconnu officiellement le CNT. Je pense qu’il n’est pas trop tard pour bien faire. Il est temps pour les dirigeants maghrébins de se rapprocher du nouveau pouvoir qui se met en place à Tripoli et de contribuer à l’édification de relations de coopérations dans le cadre d’un Maghreb économique intégré. Voici une note que j’ai rédigé il y a quelques semaines sur la Libye. Voir aussi dans mon site mes appels au boycott de la dictature de Khadafi et au soutien aux Révolutionnaires sur France 24.

Article

Amicalement

Camille SARI

www.camille-sari.fr

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Le sommet Merkel-Sarkozy du 16 août 2011

Ce sommet des chefs de l’exécutif des pays les plus puissants d’Europe et les plus gros contributeurs de l’Union européenne survient dans un contexte de fortes turbulences sur les bourses internationales. Les opérateurs et les spéculateurs attendaient l’annonce de la création des eurobonds ; ces obligations européennes garanties par tous les pays de l’Union et en premier lieu ceux notés AAA. En effet si l’Allemagne peut émettre des obligations à 2,6% la Grèce ne peut emprunter qu’à 15%, l’Italie, l’Espagne, l’Irlande et le Portugal à 6,5%. L’Allemagne s’oppose à cette option, car sa Chancelière estime que son pays a déjà été mis suffisamment à contribution pour se porter garant des dettes des pays les moins solvables. Dans leur conférence de presse commune, les deux dirigeants ont rejeté d’un revers de main les obligations européennes mais sans exclure de la mettre en place au terme d’un processus de convergence budgétaire et après que les autres partenaires aient pris l’engagement ferme de réduire leurs déficits. Une phrase a échappé à tous les commentateurs prononcée par N. Sarkozy argue que ceux qui proposent les eurobonds ce sont les mêmes qui ont préconisé l’instauration d’une monnaie unique « ce sont les mêmes qui ont proposé l’établissement de la monnaie unique sans prévoir au préalable l’harmonisation des compétitivités et la création du gouvernement économique. Les euro-bonds ne peuvent éventuellement être l’aboutissement d’un processus d’intégration, en aucun cas le préalable, car ça la mettrait alors gravement en danger les pays de la zone euro les plus stables qui ont aujourd’hui la meilleure note et qui se trouveraient alors engagés dans la garantie de dettes que par ailleurs ils ne maîtriseraient pas ». D’où la proposition du couple franco-allemand de créer un gouvernement économique, afin d’améliorer le  pacte de compétitivité  et de tendre vers l’harmonisation des économies européenne et par là même la croissance. C’est « une volonté d’améliorer notre compétitivité pour gagner de la croissance – parce que la croissance, c’est la clef de tout »

J’ai toujours défendu l’objectif de la croissance comme priorité des priorités aussi bien pour les pays en développement lorsqu’ils devaient appliquer les des plans d’ajustement structurels (imposés par le FMI) anti-croissance, que dans les pays développés. Dans tous mes travaux depuis ma thèse de 1987, j’ai lié la valeur propre de la monnaie et sa valeur relative (taux de change) aux fondements économiques.

Ma proposition d’une monnaie commune maghrébine (et non unique) devant cohabiter avec autres monnaies nationales est progressive. Il convient en premier lieu d’accomplir les convergences économiques et harmoniser les législations fiscales et les politiques budgétaires. La monnaie unique se fera à la fin du processus.

Par ailleurs, la règle d’or dont parle le président français s’inscrit, d’après moi, dans un plan de déstabilisation du parti socialiste que d’un leit motiv crédible. Tous les objectifs signés dans les traités, dont celui de Maastricht, n’ont pas été respectés. Aucun pays n’a un déficit public rapporté au PIB de 3%, ni une dette globale sur le PIB de 60%. Le fait de vouloir faire voter cette règle d’or (se soumettre à un objectif de retour à l’équilibre budgétaire) avant l’été 2012 par les 17 membres de la zone euro dans leurs constitutions sera bien dans l’agenda électoral des élections présidentielles françaises. Le but est de stigmatiser ‘’une gauche dépensière’’ et irresponsable. Je crois que cette crise extrêmement grave et qui risque d’avoir des conséquences dramatiques sur les peuples du monde entier ne peut être traitée à l’aune des ambitions politiciennes internes. Rappelons que les mouvements spéculatifs de cette été 2011 ont commencé aux Etats-Unis à cause de cette polémique dévastatrice entre les Républicains d’un côté et les Démocrates et Obama de l’autre.

Enfin, la proposition  d’appliquer une taxe sur les transactions financières doit passer des vœux pieux à une volonté ferme de tous les pays européens avant de convaincre les autres nations. Il ne fait pas être naïfs. Au nom de l’ultra libéralisme le Royaume-Unis et les Etats-Unis feront de la résistance. En plus de ses revenus qui pourront alimenter les fonds de lutte contre la pauvreté, cette impôts va réduire les achats/ventes d’actifs financiers dans le très court terme. Les spéculateurs ont inventé des systèmes mathématico-statistiques aidés par des logiciels sophistiqués pour acheter des actions et les revendre en moins d’une seconde sans aucun lien avec les réalités macro- économiques et micro-économiques.

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La finance internationale en 2011 : un été meurtrier

La BCE (banque centrale européenne) a réussi à calmer les marchés en intervenant sur les marchés afin de racheter la dette des Etats menacés de faillite comme l’Espagne et l’Italie (après l’Irlande, la Grèce et le Portugal). Cela signifie que les obligations émises par ces pays sont détenus par cette institution pour un montant de 440 Milliards d’euros, alors que ses fonds propres ne dépassent pas 10 Mds d’euros. Mais inscrivant son action dans la durée ; l’éternité, la BCE peut agir ainsi. Cette action est en attendant la mise en branle de tous les  dispositifs approuvés lors du sommet de Bruxelles le 21 juillet 2011.

La FED, Federal Reserv qui est la banque centrale des Etats-Unis a joué gros le 9 août 2011 en ne déroulant pas un 3ème programme d’assouplissement monétaire dénommé QE (Quantitaive easing 3) tant attendu par les marchés. Mais dans son communiqué elle laisse planer le doute sur une éventuelle mise en place à court moyen terme. Le QE consiste à faire acheter des bons du Trésor américain par cette institution. En fait l’Etat prête à l’Etat. Cela pose le problème de la relative indépendance de la FED. Aux termes des QE1 et QE2 (fin juin 2011), celle-ci est devenu le premier créancier de l’Etat fédéral à hauteur de 1427 Mds de dollars.

Ce choix s’explique par le fait que les liquidités immenses injectées ont servi à former une bulle spéculative sur le marché des actions mais surtout celui des matières premières et des produits agricoles, dont la hausse ne s’explique pas que par des considérations d’équilibre entre l’offre et la demande mais surtout par des comportements spéculatifs. Les injections massives ne se traduisent par des bulles spéculatives en raison du manque de possibilités d’investissement. La conséquence directe d’une telle politique expansionniste pourrait être un regain d’inflation.

Qui payent les hausses de ces  produits ? Les peuples de toute la planète.

La FED a choisit d’agir sur les taux. Sur le plan purement technique ,c’est une innovation. On ne voyait pas comment diminuer les taux d’intérêt à moins de 0%. Mais la trouvaille, c’est de déclarer que la banque des banques ne relèvera pas ses taux avant mi 2013. Cela est une subvention déguisée à la consommation et aux investissements, puisque les coûts des crédits vont baisser.

Mais maintenant comment réagiront les opérateurs privés ? vont-ils investir dans l’économie réelle ou engranger des bénéfices sur les marchés financiers. Il est temps de réguler le système financier et refonder le système monétaire international qui donne des prérogatives immenses aux Etats-Unis dont la monnaie joue un rôle international et qui s’en servent pour faire tourner la planche à billets et inonder le monde de dollars.

Les fortes fluctuations des indices boursiers mondiaux sont le reflet de deux comportements :

1-    celui des spéculateurs qui misent sur l’effondrement de certaines valeurs afin de la racheter par la suite. Ils peuvent aller jusqu’à les massacrer. Ils utilisent ce qu’on appelle les ‘’innovations financières’’ comme les ventes à découvert et autres instruments de placements à terme. On peut acheter à crédit des actions les revendre à leur valeur actuelle et les rembourser à la valeur liquidative avec une décote. La cupidité,  conjuguée au cynisme poussent vers la recherche du gain à court terme au dépens des investissements productifs et l’emploi.

à propos de malhonnêteté, l’affaire de la banque Goldman Sachs (avril 2010) qui a formé les meilleurs financiers et de futurs hauts fonctionnaires étasuniens montre la duplicité des banquiers  aux dépens de leurs propres déposants. C’est un directeur executive de cette banque qui a vendu des titres liés aux subprimes afin de faire profiter le Hedge Funds Paulson de l’écroulement anticipé de ces derniers.

2-    Celui évoqué par Rudiger Dornbusch en 1976 et 1978 et dont j’ai consacré un chapitre dans mes travaux universitaires (Thèse de doctorat, 1987) met l’accent sur le sur ajustement du marché des actifs financiers (sur réaction)

Comme on l’a vu ces dernières semaines l’économie réelle mondiale connaît un taux de croissance lent mais positif et les sociétés engrangent des bénéfices (autour de 4% en moyenne) les bourses jouent au yo yo. Celles-ci sont guidées par  les ’’informations ‘’qui constituent leur boussole. Elles sont définis comme étant les effets de surprise, les signaux devant être interprétés comme l’annonce d’un changement de la croissance et par là même des profits futurs. Les ‘’news’’ qui arrivent sur les téléscripteurs des spéculateurs et opérateurs sur les marchés boursiers sont liées à des éléments d’appréciation sur l’état présent de l’économie (indices des prix, taux de croissance, masse monétaire, équilibres extérieurs, etc. …). Elles ne sont pas détachées de la réalité économique et peuvent être anticipées par eux même si des interférences avec des rumeurs d’ordre politique ou psychologiques ne sont pas à exclure.

Les bourses sur-réagissent à court terme en réponse à des données qui peuvent avoir une portée à long terme.

La globalisation de la finance débouche sur une dérégulation maximale des flux de capitaux tout en déresponsabilisant les acteurs financiers privés qui se reposent, en cas d’erreur d’évaluation des risques, sur l’État et in fine le contribuable. La masse critique des institutions financières leur permet, en cas de menace de faillite, d’obliger les pouvoirs publics d’intervenir, au risque de voir le système sombrer dans sa globalité. L’argument du risque systémique se comprend comme le mécanisme de report sur l’État de la responsabilité d’acteurs financiers privés qui tirent pourtant leurs profits colossaux d’un système qu’ils veulent dérégulé et censé fonctionner sur la loi du marché, donc sur la sanction des choix économiques erronés.

A-t-on remis en cause le rôle primordial que jouent les marchés financiers dans l’économie ? Non. Aujourd’hui nous continuons à faire comme si ces marchés étaient les mieux placés pour savoir où il convient d’investir. C’est supposer que les décisions des places financières sont plus efficientes que celles prises par d’autres acteurs. Voilà que trente ans que ces marchés dominent toute l’économie. Or la crise aurait dû remettre en cause cette supposée théorie de l’efficience.

Au vue de la gravité de la situation l’on ne comprend pas comment les Hedge Funds continuent à agir librement.

L’un des points d’achoppement des sommets du G20 porte sur les paradis fiscaux. Chinois et américains ne voulaient pas en entendre parler. Et pour cause. La Chine  compte 2 paradis fiscaux ; Hong Kong et Macao, les États-Unis en comptent  plusieurs : l’Etat de Delaware, le Wyoming et le Nevada. En effet plus de 40 % des entreprises cotées à la Bourse de New York sont domiciliées dans ce petit Etat du Delaware (870.000 habitants). Les paradis fiscaux ont fait le lit de la crise financière. En favorisant l’opacité et la complexité, ils ont joué un rôle majeur dans la propagation de la crise, d’autant qu’un tiers des actifs financiers est logé dans ces centres “offshores”.

La crise financière internationale actuelle repose sur des piliers auxquels il faut s’attaquer concomitamment :

-instaurer une réglementation plus stricte des titres et des actifs financiers

-rendre transparentes les activités des Hedge funds et autres fonds spéculatifs et contrôler leur degré de risque

-nationaliser les agences de notation qui sont juges et parties

-prendre des mesures draconiennes contre les paradis fiscaux, de vrais hangars de stockage de produits toxiques et sources de dissimulations des comptes des banques, fonds de fonds et autres multinationales.

-réglementer et plafonner les systèmes de rémunération des dirigeants de grandes sociétés et de banques transnationales (ne pas dépasser 40 fois le salaire moyen).

Les dirigeants  qui s’octroient des bonus et des stock-options n’ont pas compris que maintenant l’indécence et la cupidité ne sont plus acceptables.

-réformer le mode de rémunération des traders qui gagnent à tous les coups et massacrent sciemment des valeurs afin d’en tirer profit.

On peut s’interroger sur la capacité des Etats à changer les règles du jeu. Leur rôle consiste à socialiser les pertes et à privatiser les bénéfices

Les Etats-Unis ont le privilège de créer de la monnaie nationale et de l’imposer au reste du monde comme monnaie de facturation et de réserve. C’est très dangereux. Les Chinois et les Russes ainsi que les Japonais commencent à s’inquiéter des risques de perte de valeur de la devise étasunienne.

L’enseignement de cette crise, dont la descente aux enfers inquiète est qu’on ne peut concevoir une monnaie unique avec à la clé une politique monétaire commune sans disposer d’une politique économique et budgétaire commune

L’écueil à éviter est que les économies européennes, principalement allemandes et françaises, s’engagent dans des politiques d’austérité qui ruineraient le début de croissance. La France et les autres pays européens doivent contrôler leurs déficits, le coup de frein doit être plus mesuré et ne pas altérer une croissance génératrice de développement économique, d’emplois et de recettes fiscales futures.

 

Camille SARI

http://www.camille-sari.fr

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